Ngrepelisse

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Patrimoine historique

Les Justes parmi les Justes

C’est dans une ambiance très forte en émotion que s’est déroulée la cérémonie des Justes Yad Vashem où plus de quatre-vingt personnes étaient réunis autour des récipiendaires, la famille Rey et de Jaqueline Gourévitch, jeune fille âgée de trois ans à l’époque, recueillie chez les Capéran puis les Rey.  Cette remise de médaille et de diplôme remise à titre posthume à Pierre Alfred et Louise Marie Rey, fut donc empreinte d’émotions et de souvenirs très profonds qui nous ont ramenés dans une époque sombre de notre histoire : la guerre de 39-45.  A cette occasion, M. Fabien Sudry, préfet de Tarn-et-Garonne, M. le sénateur Yvon Colin, M. Maurice Correcher, 1er adjoint au maire de Nègrepelisse,  M. Alain Gabache, représentant de Mme la députée-maire Brigitte Barèges, M. Shmuel Sivan, consul d’Israël à Marseille, le Docteur Seifer, délégué régionale du Comité Français pour Yad Vashem ont salué le courage et le dévouement de Pierre Alfred et Louise Marie Rey, qui au péril de leur vie et celle de leur quatre enfants, ont recueilli Jacqueline Gourévitch de l’été 42 au printemps 1945. « Il est important d’entretenir le devoir de mémoire », ont souligné M. le Préfet, le sénateur, le 1er adjoint. « Les Rey ont fait preuve d’un grand sens des valeurs, de dévouement, de solidarité et de partage. Cet acte d’humanisme doit être un modèle de nos jours. Il est important que les jeunes générations participent à de telles cérémonies pour retransmettre ces moments de notre histoire ».
« Quelle belle récompense justement méritée par cette famille qui m’a recueillie durant trois ans. Durant cette période noire, où nous avons eu deux fois la visite de la Gestapo, j’étais choyé et je n’ai que des bons souvenirs à la ferme de Lavergne. Je me sentais en sécurité et je les appelé Papa Alfred et Maman Louise. Un grand merci à cette famille sans oublier Denise et Arlette. J’ai souhaitée que leur nom soit inscrit sur le mémorial Yad Vashem à Israël car leur courage restera à jamais à graver en moi », a conclut Jacqueline Gourévitch.
« Quiconque sauve une vie, sauve l’univers  tout entier ».

La fileuse restaurée

L’un des tableaux de l’abbé Léris « la Fileuse », datant du XIXème va retourner à sa place, sur les murs de la salle du Conseil Municipal de l’Hôtel de Ville de Nègrepelisse après une restauration du cadre et de la toile. La fileuse, huile sur Toile de 80*66 date de 1881. Deux spécialistes en la matière ce sont chargées de redonner une seconde vie à cette œuvre historique et artistique. Eugénie Galeraud, membre des Compagnons du Patrimoine a effectué un traitement de restauration de la toile avec un décrassage, un allégement du vernis, et le traitement contre les insectes xylophages. Quant à Françoise Vorms, elle rénova le cadre doré à cannelure du XIXème.
Durant sa vie, l'abbé Léris, natif de Nègrepelisse, a peint différentes toiles dont plusieurs conservées en l’état à la mairie de Nègrepelisse. La plus connue de ces œuvres, datée de 1893, est nommée « Devant le juge de Paix » qui retrace fidèlement une séance orageuse du mercredi matin, dans le prétoire de la justice de paix, salle qui occupait le premier étage de la mairie, dans l'aile donnant vers l'église. Il est également l'auteur des ornements que l'on peut trouver dans l'église de la ville tout comme ceux de l’église de Meauzac, où  l’Abbé LERIS en 1923 compléta les décorations intérieures par celle de la nef.

La dénomination des rues

Par arrêté municipal en date du 30 septembre 1896, différents noms de rues ont été modifiés :
•    La rue Marcelin Viguié remplace la Grand Rue (de la gendarmerie à la maison Rouqueuse). Marcelin Viguié fut maire pendant plus de 40 ans et chevalier de la légion d’honneur.
•    La rue Cayrac portera le nom de rue de Turenne en souvenir de M. de la Tour d’Auvergne, maréchal des années du roi et comte de Nègrepelisse, né en 1611, mort en 1675 qui légua « aux pauvres qui se convertiront 20 000 livres qui serviront à la fondation de l’Hospice de Nègrepelisse par testament chez M. Pillant, né à Paris, le 22 août 1975 ».
•    « La rue de la Gendarmerie portera le nom de rue Castel Fezandié en souvenir de Mlle Castel née Fezandié qui par son testament en date du 5 janvier 1893 a légué à l’hospice de Nègrepelisse la part indivise d’un immeuble dans la dite commune et qui est occupée actuellement par la gendarmerie »
•    La rue traversière du temple longeant la maison Fournier portera le nom de rue Fournier en souvenir de M. Pierre Hyacinthe Fournier, pasteur à Nègrepelisse pendant 50 ans, président du Consistoire, décédé le 2 décembre 1978 à l’âge de 76 ans, qui a élevé une famille de 8 enfants.
•    L’avenue de la gare passera de « Avenue Carnot » en souvenir du passage à Nègrepelisse, le 19 mai 1891 de M. Carnot, président de la République qui s’est arrêté quelques instants à la gare de Nègrepelisse (à 9h00) et a signé le registre des délibérations pour laisser trace de son passage.

Certains noms de rue ont totalement disparu du paysage nègrepelissien comme la rue des abattoirs, la rue de la Halle, la rue de l’Hospice, la rue courte, l’avenue du Château qui parle leur dénomination sont facilement identifiables et repérables.