Ngrepelisse

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La Mairie de Nègrepelisse

Dans les privilèges octroyés par Philippe III le Hardi, en février 1285, à la ville ou bastide nommée "La Mothe St-Pierre dite Nègrepelisse", il est inscrit : 

"Voulons et accordons que la dite bastide ou ville et ses environs il y ait 3 champs ou places publiques contenant chacune une sèterée de terre de la mesure du dit lieu, pour l'usage commun de la dite bastide et de ses appartenances et qu'il y ait aussi une maison commune pour l'utilité et usages communes". 

 Extrait d'un compte rendu de délibération : "L'an 1600 et dimanche 3 avril à Nègrepelisse, sur la maison commune de la dite ville, environ 1 heure du matin, en Quercy, régnant Henri, Roi de France et de Navarre, sires Raymond Dupin, Isaac Couderc, Olivier Lombrail et Antoine Moulis de la ville, ayant par Guinot Bourdès leur sergent, fait crier à haute voix et son de trompe précédents sur les 4 coins de la place publique de la dite ville et autres lieux accoutumés, à tous chefs de maison de trouver en la présente Maison de Ville pour entendre des affaires d'icelle où étant illec assemblées". Il s'agissait d'élire un député pour représenter Nègrepelisse aux États Généraux du Quercy.

L'hôtel de ville avant 1622 était le siège des consuls où se prenaient les décisions et où se réunissaient les assemblées.

Après le siège de 1622, la vie fut longue à réorganiser dans cette ville presque entièrement détruite où seuls avaient été épargnés le clocher, le château, le presbytère et la halle. Hiver comme été, c'était le plus souvent sous la halle voir au temple ou la grande salle du château que se tenaient les assemblées.

Le 23 mai 1652, l'assemblée consulaire vota 1 000 livres pour construire au dessus de la halle, une salle qui servirait de lieu de réunion. Projet qui ne sera jamais réalisé.

Le 1er décembre 1739, les consuls achètent pour 400 livres un patus confrontant la maison curiale pour , sur cet emplacement, construire l'Hôtel de Ville. Comme les fonds sont à ce moments indisponibles, ils laissent ce patus au curé Pierre Desclaux. 

Le 1er septembre 1748, les consuls conçoivent de l'intendant l'autorisation de prélever, pendant 4 ans, 200 livres par an, pour la construction de l'hôtel de ville. Les finances n'étant pas suffisante pour une construction, il a été choisi d'acheter la maison de sieur Atier, située non loin de la place, où il serait possible de loger non seulement l'Hôtel de Ville mais encore la boucherie ce qui permettrait d'économiser 54 livres par an pour le louage d'une chambre pour tenir les assemblées et d'un local pour la boucherie. Le 22 décembre 1748, l'intendant donne son accord à Nicolas Rouère, maire de Nègrepelisse, d'acheter la maison du sieur Atier pour la somme de 1 000 livres. L'acte est passé le 28 octobre 1749 devant M. Bergalasse, notaire royal, en présence de M. Atier, habitant de Caussade.

Ce bâtiment était situé dans l'enceinte de la ville et sur la grande rue, confrontant au levant petite ruelle, midi la dite rue, couchant le sieur Laval, septentrion le domicile de dame Laboulie.La maison étant trop grande pour les assemblées, les consuls décidèrent de louer, moyennant 39 livres par an, à David Berliac, hôtelier, 3 chambres et une grange situés au bas de la Maison Commune. 

En résumé : 

Suivant de nombreux écrits, les assemblées avant le XVIII ème siècle, se tenaient soit au temple ou à l’église ou encore chez des consuls. C’est le 1er  décembre 1739, qu’un emplacement pour la mairie fut acheté pour une somme de 400 livres mais par manque de financement, elle n'a pu être construite immédiatement. Dans les années qui précédaient, les consuls décidèrent d’acheter une bâtisse car les moyens financiers étaient tel que l’achat d’une maison était moins onéreux qu’une construction. L’acte est passé le 28 octobre 1749 devant M. Bergalasse, notaire royal. Cette bâtisse dut s’avérer trop grande et des réparations concernant la maçonnerie et la charpente étaient urgentes. Le toit devait quelques années après, être d’urgence restauré.
La salle de l’assemblée, située à l’étage, communiquait avec la chambre du garde et toutes les discussions étaient exposées à tout venant.  On décida alors de construire d’autres chambres afin de tenir secrètes les réunions.
On décréta aussi qu’un tribunal correctionnel se tiendrait dans la mairie dans la haute salle sur la gauche en montant au second niveau. Cette salle sera percée d’une porte et cloisonnée d’un mur à l’autre. De nos jours, cette disposition est inchangée et cette salle sert actuellement  de salle de réunion.


Une halle était jouxtée à l’hôtel de ville. Cette construction rectangulaire était un édifice couvert et massif. Les 14 piliers soutiennent cet important bâtiment. Ils étaient établis sur de gros blocs calcaires sur un premier niveau et au second niveau les piliers sont bâtis en briques foraines ( briques en terre cuite de couleur rouge symboles des constructions toulousaines). Sur la devanture de la halle était affichée des nouvelles et des communiqués généraux sur la commune. Le majestueux clocher du sanctuaire catholique s’élève au-dessus de la halle et la façade du monument religieux n’est pas visible.
 L’entrée de la mairie était face à la rue Marcellin Viguier alors qu’aujourd’hui elle fait face à la rue de l’église. Le toit de la mairie, plus haut que les autres toitures annoncent l’importance de cet édifice. Il est corroboré d’une girouette en forme de coq, symbole de la république française, ainsi que des armoiries de la commune. De nos jours, rien n’a été modifié et le coq indique la direction des vents. Au rez–de-chaussée de la mairie, nous pouvons observer que les fenêtres étaient agrémentées de barreaux telle une prison.

Les maires successifs de Nègrepelisse

Avant 1816 : Hilaire Ciprien Ratier maire par intérim
13 janvier 1816 – 15 janvier 1820 : Antoine Martin Delaporte
Janvier 1820 : Nomination de Paul François Bonnet par le Préfet de Tarn-et-Garonne
28 juillet 1827 : Jean Baptiste Victoire Bessey démis de ses fonctions par le préfet de Tarn-et-Garonne,  le 29 août 1830
14 septembre 1830 à 1833 : Jean Louis Mallet
1833 : Simon Delon
1840 à 1885 : Marcelin Viguié (né le 17 février 1806 et enterré à Nègrepelisse au cimetière de la Vaysse le 2 octobre 1885), a voté la création du groupe scolaire laïque ainsi que la reconstruction du temple et de l’Eglise. Il fut adjoint du 1er février 1838 au 9 février 1840 et maire du 9 février 1840 au 2 octobre 1885
2 octobre 1885 : Léon Marty
1898 : Albert Thouron
1900 :  Théau Célestin
1920 : M. J.J Momméja
1925 : Pierre Marie Grieumard
1925-1929 : Germain Noaillac
1932-1941 (démissionnaire) : Aristide Mourières
1940 : le greffier M. Jouany a été nommé maire par le maréchal Pétain
13 octobre 1941- 1944 : M. Jouany a été nommé par le préfet de Tarn-et-Garonne
10 septembre 1944 – 1945 : Capéran Georges
1945 : Aristide Mourières
30 novembre 1947- 1959 : Pierre Aujaleu
1959-1971 : Charles Bourdarios
1971-1983 : André Jouany
1983-1995 : Lucien Kothé
1995-….. : Jean Cambon