Ngrepelisse

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Les anciennes halles

BERTRAND, vicomte de BRUNIQUEL, céda en 1285 à PHILIPPE III le HARDI, alors ROI de France, ses droits sur le TULMONENC dont NEGREPELISSE, appelé à cette époque LAMOTHE ST PIERRE, était la principale ville.

Quelques années auparavant les vicomtes de BRUNIQUEL avaient octroyé aux habitants une charte dont nous ne possédons que de rares extraits. Elle fut annulée et remplacée en 1286 par une nouvelle charte promulguée par PHILIPPE IV le BEL, successeur de son père PHILIPPE III le HARDI décédé entre temps. De cette dernière qui nous est entièrement connue nous relevons les passages suivants :

Dans le premier article : "Voulons et accordons qu’en la bastide ou ville et ses environs il y ait 3 champs ou places publiques contenant chacune une cesterée de la mesure du dit lieu (environ 2 haes) pour l’usage du commun de la dite bastide et de ses appartenances etc …"

Dans le deuxième : "Voulons et accordons que les mesures tant de terre qu’autre chose soient gardées au dit lieu et en ce qu’en dépend en la forme et manière qu’elles ont été jusqu’ici".

Nous basant sur ces derniers mots nous pouvons supposer qu'avant 1285, sur l’un des 3 champs mentionnés dans le premier article, s’élevait un édifice abritant divers outils ainsi que les mesures agraires creusées dans des blocs de calcaire et incorporées dans la maçonnerie.

Le plus approprié de ces 3 champs était certainement celui du centre ville, actuellement notre PLACE NATIONALE. L’abri dont il est question était indispensable à LA MOTHE-ST-PIERRE qui d’après un inventaire du 5/10/1315, c’est à dire seulement quelques années plus tard, comprenait 608 feux, soit plus de 3000 habitants, ce qui, pour l’époque était considérable.

Cet abri serait-il la halle mentionnée sur les archives en 1638, qui aurait été, comme le furent le château, le clocher et le presbytère, épargnée par l’année royale lors du siège de 1622. Ce n’est pas impossible car plusieurs cités ont eu la chance de conserver un pareil édifice datant de la fin du XIIIème ou du début du XIVème siècle (CAYLUS, AUVILLAR, BEAUMONT de LOMAGNE).

Ce n’est qu’en 1646 que LOUIS XIV, à la demande de TURENNE, autorisa les nègrepelissiens (LAMOTHE ST PIERRE était devenue, depuis environ 300 ans, NEGREPELISSE) à reconstruire leur ville. Toutefois, malgré l’interdiction de reconstruire, bien que toujours ignorée par le ROI mais reconnue par l’intendant, NEGREPELISSE fut, à partir de 1638, redevenue taillable et corvéable.

Une activité, d’abord religieuse, avait repris dès 1627 complétée à partir de 1632 par une activité communautaire qui s’intensifia rapidement. Les réunions consulaires se tenaient soit dans la grande salle du château, soit dans le temple, soit chez l’habitant, soit sous la halle. Par la suite, l’autorisation de LOUIS XIV appuyée par une décision de TURENNE exemptant de taxes pendant 3 ans toutes personnes qui reconstruiraient, donnèrent à la ville la possibilité de légalement se redévelopper.

En 1652 les consuls n’ayant toujours pas un lieu de réunion bien établi pouvant les mettre à l’abri des intempéries, votent la somme de 1000 livres pour construire au dessus de la halle une salle qui remédiait à cet inconvénient. Projet demeuré sans suite.

Mieux encore, en 1676 il est prévu de bâtir au milieu de la place, au coin de la halle, « une tour de la hauteur et largeur nécessaire pour mettre une horloge ». A noter qu’il existait déjà une horloge puisque 15 ans auparavant un serrurier avait reçu 15 livres pour réparer l’horloge qui, semble-t-il, devait être placée au haut d’un mur de la halle mais insuffisamment visible pour satisfaire les habitants.

Cette construction a dû rapidement être mise en chantier. Pour cette même année nous relevons un paiement de 30 livres attribué à COUDERC pour avoir « travaillé à la construction de l’horloge » .

Le temps passe avec, malheureusement, de trop fréquents logements de troupes, terreur de la population, logements multipliés pour inciter les habitants à abjurer leur religion qui, malgré leur tenacité sera révoquée en 1685.

L’horloge est toujours là, insensible. Mais en 1739 les consuls la trouvent « si vieille et si usée qu’elle est hors d’état de servir plus longtemps et ne peut être réparée ». ROUERE et DELMAS sont désignés pour contacter les frères DUPUY de CASTELFERRUS. Nos deux délégués partirent à la rencontre des personnes indiquées et, moyennent 350 livres plus la vieille horloge acquirent une horloge neuve, garantie un an et pouvant marcher 30 heures sans être remontée. En outre les frères DUPUY s’engagèrent à la mettre en place le premier avril prochain .

A cette époque, tout comme maintenant, les habitants ne respectaient guère la propreté des lieux publics. La halle était du nombre si bien que, le 18/02/1742, lassés de la voir constamment et abondamment souillée  par des gens peu scrupuleux, il fut décidé de l’entourer d’un mur surmonté d’une claire-voie, laissant une entrée qui ne serait ouverte qu’aux jours et heures indiqués. Au cours de la même assemblée fut prise la résolution de peindre sur la tour, à l’endroit ou précédemment elle se trouvait, une nouvelle horloge solaire. Nous en déduisons que sur la tour il y avait, dès le début, deux horloges, une solaire et une mécanique (9). Egalement en 1742, il a été remis à SEGNETTE 21 livres pour avoir peint, toujours sur la tour, les armes de NEGREPELISSE.

En 1759, à la suite d’un sérieux examen, il s’avère que les mesures en pierre de la halle ne sont plus justes. « Pour éviter d’en refaire de nouvelles il serait préférable de fabriquer 2 mesures carrées, en bois, ferrées, l’une d’une pugnérée (15,68 les), l’autre d’un boisseau (1,96 le) qui seront logées à l’hôtel de ville ».

Ce déménagement a-t-il été réalisé ? Il semblerait que non puisque en 1767 « les poids étant entreposés dans un lieu qui menace ruine, il serait préférable de les mettre soit dans un endroit qui se trouve dans la tour de l’horloge, soit sous la halle où sont déjà placées les mesures agraires ».

Après 38 ans de bons et loyaux services l’horloge tombe en panne, fâcheuse situation qui dure depuis environ un mois. Grand émoi pour la population privée de l’heure sonore et exacte. M. DUPUY de MONTAUBAN est chargé de la remettre en marche. Il en coûtera 70 livres.

Quelques années plus tard, en 1779, M. de BERGERET, seigneur de NEGREPELISSE depuis 1754, a fait clôturer la promenade des TENDES tout le long de la rue ST BLAISE. Rude coup pour NEGREPELISSE qui se trouve brusquement privée d’un lieu qui lui était indispensable surtout les jours de foire, de marché ou de fête.

Il fallait donc de toute urgence trouver un autre ou d’autres espaces convenant à ces activités. Nous enregistrons au cours de la réunion du 8/03/1780, cette curieuse proposition : « depuis que M. BERGERET a fait clôturer la promenade des TENDES, l’esplanade de l’EPERON n’étant pas praticable, il serait nécessaire de démolir la halle et la tour qui sont sur la place afin de faire de cet endroit un lieu propre à l’amusement. Le poids public logé sous la halle serait transporté à l’hôtel de ville et l’on pourrait aménager un champ de foire à la PORTE-HAUTE ». Et d’ajouter 3 mois après : « Pour remplacer la promenade des TENDES il est décidé de créer un foirail à la PORTE-HAUTE où il sera planté 50 ormaux ».

Surprenante et curieuse idée qui, suivant son chemin, nous prive de 2 monuments qui seraient de nos jours l’ornement du centre de notre ville. Idée reprise en 1782, toujours dans le but de favoriser les amusements, par le maire, M. BERGALASSE.

Cette démolition n’avait pas encore été réalisée en 1783 puisque dans les dépenses de cette année là nous relevons un débit de « 40 livres plus 54 livres pour l’horloge et l’huile ».

La place, par temps de pluie est dans un état déplorable. Le 7/08/1786 il est décidé d’en paver la partie située entre la bladade (il s’agit certainement de la halle) et les couverts. Tout autour seront placés 12 bancs et 12 bornes en pierre. Cette première opération a du donner satisfaction puisque le restant de la place sera pavé en 1787. Montant des travaux : 779 livres 19 sols.

Le 24/12/1792 « CABAL, serrurier, étant décédé, BOREL aussi serrurier, est nommé pour l’entretien de l’horloge ». Mais de quelle horloge s’agit-il ? Certainement, pour peu de temps encore, de celle de la tour car le I8 nivose an 6 (9/01/1798) il est remis au citoyen ESTANIER, pour la translation durant le mois de frimaire an 3 (novembre/décembre 1795) de l’horloge de NEGREPELISSE au clocher. Nous pouvons en déduire que la halle et la tour ont été détruites fin 1795.

Bien des années plus tard, au cours de la réunion du 25/10/1820, le conseil municipal, « considérant que de tous temps il a existé à NEGREPELISSE une halle qui fût détruite à la REVOLUTION, il sera demandé l’autorisation d’en construire une nouvelle.

Le projet est mise en application dès l’année suivante. Etienne PRESSEQ, architecte, est contacté pour en dresser un plan et en chiffrer un devis estimatif dans lequel il sera tenu compte de la valeur des matériaux réutilisables. Ce qui fut rapidement fait mais M. PRESSEQ ayant quitté MONTAUBAN pour THUIR, la surveillance des travaux sera confiée à M. FRAGNEAU.

Les biens usurpés à la commune par des particuliers seront mis en vente. Les sommes récupérées serviront à couvrir une partie des frais de la construction pour laquelle l’autorisation du ROI a été donnée le 27/11/1822.

Le terrain choisi jouxte la mairie. Il appartient aux héritiers de M. FAVENC. Il s’agit d’un jardin sur lequel est bâti une maison qu’il conviendra de détruire ; le lot sera acheté 2300,00 F fin juin 1822. Seront également acquises, toujours dans le but de les détruire, les maisons de Thérèse RAYNAL, de LANTELME(650,00 F), de JOURLAN (1500,00 F). Ces dépenses seront couvertes par la vente de terrains communaux, vente estimée à 3373,00 F.

Ce n’est que le 27/07/1825 que le préfet adresse au maire copie d’une autorisation royale permettant à la commune d’imposer en 1826 une somme de 3495,00 F pour assurer la construction de la halle ainsi que d’un mur de soutainement du pont ST BLAISE.

Le 19/08/1825 paraît l’annonce d’une « adjudication au rabais des ouvrages à exécuter :

  1. La construction d’une halle de blé, réparer la maison commune, démolir plusieurs maisons pour l’installation de la halle et l’élargissement d’une partie de la rue tendant de la GRAND’RUE à la porte ST BLAISE ; travaux évalués non compris les honoraires de l’architecte à 7548,14 F.
  2. Reconstruction d’un mur de soutainement aux abords du pont ST BLAISE, non compris les honoraires de l’auteur à 965,79 F.
    soit au total 8513,93 F ».

Les travaux ont été adjugés à JEAN RENOM, entrepreneur à CAHORS pour 5989,79 F et rapidement entrepris. Malgré quelques inconvénients il seront achevés en 1826.

Comme nous l’avons dit plus haut, le long de la GRAND’RUE la façade de la halle faisait suite à celle de la mairie. Sur la longueur un mur commun mesurant environ 8,50 mètres séparait les 2 édifices. Fin 1826 l’architecte FRAGNEAU adresse au maire « un dessin des armes de NEGREPELISSE qui sera placé sur le mur (dont nous venons de parler) halle ».

Le 27/04/1827, PRESSEQ présente un devis concernant ce dessin, devis sur lequel on pouvait lire : « peinture à l’huile en noir d’une pierre posée intérieurement dans un mur de la halle et sur laquelle a été gravée une inscription et les armoiries de la ville. En dorure à l’huile les lettre portant cette inscription ainsi que les armoiries ».

PRESSEQ a écrit : « une pierre sur laquelle a été gravée une inscription et les armoiries ». Donc cette pierre travaillée et décorée existait. Par la suite il n’en est plus question et les personnes qui ont connu la halle avant sa démolition ne l’ont jamais vue. Qu’est devenue cette œuvre d’art ?

Après deux ans d’utilisation la superficie de la halle s’avère trop exigue. Le conseil municipal décide alors de prolonger la partie septentrionale et, par la même occasion, réparer la maçonnerie existante. Les travaux mis en adjudication le 7/07/1829 sont attribués pour la somme de 1421,97 F à LABORDE qui, pour leur exécution, suivra le plan présenté par PRESSEQ.

Peu de temps après la finition, quelques conseillers remarquent que le toit laisse apparaître de nombreuses malfaçons. Ils s’en plaignent à LABORDE à qui ils demandent de le refaire entièrement. Après bien des discutions LABORDE prétextant qu’il a suivi point par point le plan de presseq, refuse de refaire mais consent à seulement réparer.

Ces réparations laissent encore à désirer car en 1839 le maire pense « qu’il serait nécessaire de consolider le toit de la halle qui donner de sérieuses inquiétudes ».

Ces craintes se répètent et même s’emplifient à tel point qu’il est envisagé « un possible effondrement pouvant causer de très graves accidents ». Ce n’est que en 1866 que la municipalité acceptera un devis s’élevant à 2393,60 F proposé par COULONGEOU Cadet pour la « reconstruction de la halle ».

La toiture longue de 28,40 mètres et large de 10,10 mètres sera entièrement démolie. La charpente sera reconstruite en sapin de SUEDE. Sera également démolie la maçonnerie au sommet des murs latéraux de la sablière de la toiture qui sera recouverte de tuiles courbes (surface 348,40 m2).

Après ce sérieux remaniement l’ouvrage semble achevé. Pourtant d’autres travaux s’annoncent provoquant la colère des conseillers qui, lassés des fâcheux contretemps qui se succèdent décident le 24/11/1871, par II voix contre 3 de démolir la halle. Cependant quelques mois après, revenant sur leur décision, ils donnent leur accord pour la continuation des travaux.

LAGARDE a été choisi pour la construction des trottoirs, du cimentage de la halle précédé du comblement de rocaille, pour placer les noues de zinc, les chenaux et les tuyaux de descente.

Nouvelle déception : « Vu l’augmentation de la main d’œuvre la dépense qui devait s’élever à 3000,00 F sera portée à 5500,00 F, soit une augmentation de 1500,00 F pour laquelle sera demandé un emprunt de 5 % qui sera couvert par l’imposition d’une pareille somme représentant 8 cmes additionnels ».

Ces travaux achevés « afin de prévenir les jours de marché ou de foire, toutes difficultés qui pourraient survenir à l’encontre des usagers de la halle (vendeurs, acheteurs, fermiers) pour tous les grains à vendre, toutes charrettes chargées de sacs devront être stationnées à environ 50 m d’un accès à la halle, sous peine d’amende ».

Toutefois il reste à réaliser quelques finissions pour donner à ce monument l’aspect voulu à sa conception. C’est pourquoi, en 1881, GASTON, entrepreneur en bâtiments, clôturera la cascade des travaux pour lesquels rien ne sera négligé. Afin de parfaire la présentation de l’édifice les maçons ont besoin de briques : celles fabriquées à NEGREPELISSE ou à ST ETIENNE DE TULMONT ne donnant pas entière satisfaction, il est exigé des briques de premier choix fabriquées à MONTAUBAN, la base de chacun des piliers sera renforcée en pierre ; de taille . coût de l’opération 7500,00 F. Une souscription pour amoindrir les frais a rapporté 500,00 F. Il y aura donc lieu d’emprunter 7000,00 F.

Commencé en 1825, terminé en 1881, il a donc fallu 56 ans pour construire ce bâtiment long de 29 mètres sur 10,50 mètres de large. Sa très belle charpente couverte d’un toit de tuiles à crochets était supportée par 4 piliers d’angles, rectangulaires entre lesquels étaient dressés des piliers, également rectangulaires, un pour chacune des 2 largeurs, 4 pour la longueur bordant la rue ST BLAISE et 3 sur l’autre longueur, faisant suite au mur commun avec la mairie et longeant un impasse aboutissant à la mairie, séparant la halle des dépendances communales, toilettes (un mot bien propre pour désigner des lieux d’aisance abondamment décorés de tags à l’allure scatologique et même parfois, curieusement érotiques), garage de la pompe à incendie, logement du garde champêtre, impasse s’ouvrant sur la place de l’église. le dallage était légèrement surélevé par rapport au trottoir qui entourait le bâtiment.

Afin d’assurer une fermeture totale en certaines occasions, il fut fabriqué de grands panneaux de bois, amovibles, que l’on fixait entre les piliers. La première de ces occasions se situe avant avant la guerre de 1914/18, pour la présentation de l’aéroplane de VEDRINE, un des pionniers de l’aviation.

Profitant de cette fermeture, la halle, par la suite, fut utilisée pour des bals, quelques fois masqués, des représentations théâtrales avec des artistes amateurs et même, entre 1940/1945, des artistes professionnels (nous y avons écouté la TOSCA, la TRAVIATA et autres opéras), du cinéma (là il fallait non seulement payer mais, encore, apporter sa chaise), des variétés dont le numéro de l’une organisée en 1941 par le S.C.N.

Raymond Vidallet, nègrepelissien depuis les années 1950, ancien sapeur-pompier volontaire, très connu pour ses prouesses aériennes, « le fou volant » comme on l’a surnommé, se souvient avec son épouse des soirées de fêtes sous l’ancienne halle de Nègrepelisse.

56 ans ont été nécessaires pour la construire. Elle disparut pour donner plus d'ampleur au carrefour et un meilleur aspect au clocher. Rasée en 1961, elle n'aura duré que 70 ans. L’ancienne halle qui jouxtait la mairie, donnait un superbe cachet à la ville. Ces gros piliers de pierre soutenaient une imposante structure où nous venions danser lors des nombreux bals populaires. « C’était la bonne époque. Nous n’avions pas trop de distractions mais surtout pas d’argent. Les bals, animés par des orchestres du village, ou les fêtes permettaient de nous rencontrer et de nous amuser. Il m’arrivait même de réaliser des décors de scène. Je me souviens lorsque nous venions au cinéma, organisé sous la halle, l’originalité de la sortie était de venir avec ses chaises car il n’y avait rien pour s’assoir. De plus, lors des après-midis ou soirs de bals, les bancs de pierre ceinturant les contours de la halle étaient pris d’assaut par les mamans surveillant de près leur fille!!! Dans les années 1960, nous habitions près de chez M. Jean Fleury, président du Conseil Général de Tarn-et-Garonne. Nous discutions souvent des affaires de la commune, dont le maire était M. Aujaleu. Les problèmes de circulation et d’engorgement, pour les camions,  engendrés par la halle, étaient sujet à discussion. Le Conseil Municipal Nègrepelissien avait demandé une subvention au Conseil Général pour démolir la halle. L’entreprise Bourdarios fut chargée de la détruire. Après sa destruction, j’ai pu récupérer des bancs et blocs de pierre de l’édifice que je garde précieusement » conclut avec nostalgie M. Vidallet.