Ngrepelisse

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Pierre-Jacques Onézyme Bergeret de Grancourt

Fils aîné de Pierre-François, il voit le jour à Paris le 18 Juin 1715. L’Almanach Royal de 1739 le cite, comme Directeur des Fermes pour les Traités, Gabelles et Tabacs de Montpellier. Le 31 Août 1741, il épouse Marguerite-Josèphe Richard de la Bretèche, fille du Receveur général des Finances à Tours. Après le décès de sa femme, le 14 juillet 1751. Il est nommé la même année Receveur général de la Généralité de Montauban.

Grand amateur d’art, il entre le 31 Août 1754 l’Académie royale de peinture et de sculpture comme associé libre. Les faveurs et les honneurs ne lui manquent pas. En 1764, la place de Trésorier général de la Généralité de Montauban étant vacante, Louis XV la lui donne à titre d’avancement dans l’administration des Finances, et il y ajoute le cordon de l’Ordre de Saint-Louis.
A la mort de son père, en 1771, il hérite d’une fortune considérable, dont le château de Nègrepelisse, l’hôtel de la place des Victoires, le château de Nointel, .... Voilà donc, le Trésorier général devenu grand seigneur.
Le 4 février 1766, il épouse en secondes noces Louise-Mélanie de Levy, fille du grand bailli d’épée du comté de Dourdan et Trésorier-Payeur des gages des Officiers de la Chambre des Comptes de Paris. Pierre-Jacques-Onésyme est particulièrement lié avec les grands peintres du XVIIIe siècle : Natoire, Boucher (François), Lagrené l’aîné, Hubert-Robert et Fragonard.

En 1772, il visite les Pays-Bas pour satisfaire ses goûts artistiques. L’année suivante, après avoir perdu sa seconde femme, il décide d’entreprendre un grand voyage en Italie, avec son fils, sa gouvernante, Jeanne Vignier qui deviendra sa 3ème épouse en 1777, Fragonard et sa femme.
Bergeret meurt le 21 février 1785, dans son hôtel de la rue du Temple.
De son mariage avec sa première femme, Pierre-Jacques-Onésyme laissait deux fils, dont Pierre-Jacques Bergeret ; et de sa troisième femme, Jeanne Vignier, une fille, Joséphine-Claudine-Perrette.

Les Bergeret, sont une dynastie de financiers, de mécènes et de collectionneurs de souche régionale. La similitude des prénoms des Bergeret et la détention successive des mêmes charges (pratiques usuelles à l’époque) entraînent certaines confusions. Pierre-François (1683-1722), le grand-père, devint fermier général et accéda à la haute finance. Pierre-Jacques Onézyme Bergeret de Grancourt (1715-1785), né dans la pourpre, devint receveur général des finances de Montauban, tout en menant une vie oisive d’amateur d’art éclairé à Paris. Son fils Pierre-Jacques (1742-1807), animé des mêmes passions, partagea la vie de son père et devint peintre et architecte. Il reprit par ailleurs la charge de receveur général des finances de Montauban.
Pierre-Jacques Onézyme ayant fait la connaissance de Fragonard, les Bergeret père et fils entretinrent avec lui des relations durables et partirent tous trois, un an, de 1773 à 1774 en Italie, pour s’y plonger aux sources de l’art classique. Jean-Honoré Fragonard, son épouse Marie-Arme Gérard et leur fille Rosalie, entretinrent des rapports amicaux et professionnels avec les Bergeret.