Son principe de fonctionnement est élémentaire. Les eaux usées, simplement débarrassées des éléments les plus grossiers, sont envoyées, par bâchées, sur un filtre à sable planté de roseaux. Une couche de boue se forme au pied des roseaux sur toute la surface. Les roseaux et leurs racines, assurent un décolmatage permanent. Grâce à cette action mécanique, les eaux qui percolent sont en permanence oxygénées permettant aux bactéries qui se développent dans le filtre de dégrader la pollution. Deux étages successifs de filtres sont utilisés, eux-mêmes décomposés en sous bassins fonctionnant par alternance. Ce système, dit extensif, utilise certes, une surface au sol plus importante que les filières classiques. En contrepartie, il s’intègre parfaitement au paysage puisque quasiment aucun ouvrage ne dépasse du sol en dehors de la clôture et du local technique (en bois). De plus, son exploitation est simple : outre un suivi régulier des différentes pompes et organes électromécaniques, seul un faucardage annuel des roseaux est à prévoir. Les boues produites sont stockées dans la couche de boues au pied des roseaux où elles se minéralisent. Sa hauteur augmente d’environ 1 cm par an. Une évacuation tous les 10 à 15 ans est prévoir, généralement vers un épandage agricole. En effet, les boues produites sont fortement déshydratées et bien stabilisées.
Les élus de la Communauté de Communes, soucieux de la protection de l’environnement, ont souhaité que leur nouvelle station puisse aller au-delà des exigences réglementaires de qualité des eaux rejetées. Partant du constat que la période la plus critique pour le cours d’eau récepteur est l’été, avec un débit faible, la station est prévue pour réutiliser les anciennes lagunes en complément de traitement. Un jeu de vannes et de pompes, permet de mai à octobre d’intercaler les lagunes entre les deux étages de filtres. Il sera ainsi possible, en bénéficiant du développement d’espèces spécifiques dans la lagune, de mieux traiter les formes de pollution azotées, impliquées dans l’eutrophisation des cours d’eaux.
A noter que ce système a déjà été utilisé pour Saint Etienne de Tulmont à une échelle plus réduite (1900 équivalents habitants).